Articles

Affichage des articles associés au libellé Soi Cheang

Paradox : Pattaya

Image
Chef-d’œuvre esquivé ? « Adios » endeuillé… You always taught me right from wrong I need your help daddy please be strong I may be young at heart But I know what I’m saying Madonna La majorité des métrages, « écrasante », à écraser, s’écrase devant le spectateur, recherche ses faveurs, essaie de le rassurer, apprécie, par conséquent, de se prostituer – pas Paradox (Yip, 2017), dont la séduction assez sidérante repose sur sa radicalité assumée, son désespoir désespéré, pourtant point désespérant. Si le synopsis ressemble en surface à une sorte de Taken (Morel, 2008) en Thaïlande, oublions la bouse de Besson, dommage pour le dear  Liam Neeson : porté par un impressionnant et récompensé Louis Koo ( Connected , Chan, 2008 ou Accident , Cheang, 2009, aussi ici co-producteur), dont le cri « déchirant » de douleur paternelle déchire encore, le lendemain, mes oreilles, ma cervelle, Paradox porte bien et haut son titre, puisque p...

Breaking News : Heroic Trio

Image
Flash spécial : le fin mot reviendrait in fine au ciné…   En 2004, le cinéma de HK s’invita à Cannes, bien qu’en dehors de la compétition à la con. Sans doute le plan-séquence virtuose d’une fusillade over the top – on peut se souvenir de l’ autocar criblé de balles dans L’Épreuve de force – expliqua-t-il en partie cette présence, alors que Johnnie To s’en étonna lui-même, son métrage s’avérant a priori moins personnel que d’autres titres. En redécouvrant hier en double DVD – seul un module sur Milkyway Image mérite l’attention, et encore –, je pensais à l’immeuble pris d’assaut de Time and Tide , au huis clos d’hosto de Three , aux cellulaires de Connected , à la cuisine du Festin Chinois et, dans une moindre mesure, au romantisme de The Killer . Moins lyrique que John Woo, même si ses braqueurs savent similairement se servir de leurs deux mains armées, moins hyperactif que Tsui Hark, en tout cas à l’écran, moins mélodramatique (un compliment) que Benny ...

Accident : Le Cerveau

Image
Suite à son visionnage sur le service Médiathèque Numérique, retour sur le titre de Soi Cheang. Le cerveau, on le sait, crée la réalité à partir de l’œil, des informations que le second transmet, que le premier interprète, de façon plus ou moins correcte. L’essentiel invisible aux yeux, seulement accessible au cœur, comme le prétendait un fameux petit prince de désert imaginaire ? Accident , faux polar et vrai mélodrame méta – un film de et sur le cinéma, donc – tendrait à le faire croire (voir équivaut à croire, paraît-il). Le bien nommé Cerveau s’avère un réalisateur qui s’ignore, puisqu’il dirige une équipe (de tueurs), élabore avec eux des scénarios d’assassinats (sans commettre la moindre faute, affirme avec orgueil la femme du groupe intergénérationnel, probablement amoureuse du mauvais homme), réalise des fictions pour le compte (en banque) d’autrui. Tout ceci rappelle ou renvoie vers le cinéma, le processus de création filmique, de la production en amont à la dist...