The Crying Game : Who’s That Girl
Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Neil Jordan. Une fête foraine défaite, une étreinte dite interraciale, une amitié maudite : The Crying Game (1992) débute bien, se souvient du bestiaire doux-amer d’Orson Welles ( Mr. Arkadin , 1955), utilise le son à bon escient, écoutez l’hélico encore invisible puis de coda explosive. Divisée en deux temps équidistants, la suite ne démérite, mais l’estimable mélodrame militaro-sentimental de Jordan, certes non démuni de tendresse et de finesse, d’amour et d’humour, n’essaie une seule seconde de transcender son sujet, disons son homme-objet, se contente d’illustrer de façon soignée, convaincantes compositions en widescreen , sa chronique dramatique et drolatique à base de séduction, de dessillement, de pardon, d’emprisonnement. Si l’on souhaite le vertige (re)connaître, celui des sens, de l’essence, des identités sans cesse dotées de ductilité, sinon de duplicité, on se doit de (re)voir fissa M. Butte...