Désir(s) : Les Hommes du feu
Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Valeska Grisebach. 1 Mélodrame teuton triangulaire pas déplaisant, au contraire, même si la réalisatrice se repose sur son beau trio de serrurier, d’épouse, de serveuse. Annoncé dès le prologue en bagnole fracassée, poursuivi via une référence shakespearienne, le romantisme macabre de la fable rurale trouve sa double acmé dans une chute de balcon, un suicide au fusil de chasse. Ici, pas de pourri(e)s, juste des « petites gens », comme les désignent ceux qui se croient grands, saisies à hauteur d’émotion, de destruction. Aimer blesse, le sexe ne suffit pas, alors que faire, à part (se) fuir, faire ensuite parler des enfants rassurants, chœur de coda ouvert sur la certitude de la survie, l’incertitude de la femme d’une vie ? On retiendra deux danses, solo sur du Robbie Williams, en couple à côté d’un bûcher surveillé ; une scène sexuelle, physique, pudique, en forme de supplique ; l’a...