Articles

Affichage des articles associés au libellé Bernard Stora

Broken Flowers

Image
  L’incontournable, l’acclamé, la solitude, le secret… Ce qui séduisait, chez Michel Bouquet ? Disons sa discrétion, sa douceur menaçante. Le CV de « l’anarchiste calme » ne révèle rien de remarquable, c’est-à-dire de malséant, le comédien molièrisé, l’acteur césarisé, l’homme de multiples fois légionné, se verra de surcroît honoré d’un hommage national aux Invalides fin avril, bigre, Poquelin ne s’en soucie point, nous itou. Quant aux psys, qu’ils s’astiquent avec à peine ceci, à savoir une enfance a priori assez triste, puisque pénible pension + petits condisciples à la con. Au-delà du fait avéré d’avoir su interpréter comme un condensé du citoyen pompidolien dans la France familière, étrange, fiévreuse et réfrigérante des années septante, Bouquet philosopha à la Flaubert, vécut en bon bourgeois, en incarna, laissa deviner sa demi-démiurgie, se préoccupa aussi de pédagogie. Sur scène, il joue Gide, Camus, Anouilh, Molière, Ionesco, Pinter, Beckett, Bernhard, S...

Vices et Caprices

Image
  Un métrage, une image : Villa Caprice (2020) Stora assista Melville, mais jamais il ne lui « arrivera à la cheville », surtout pas via ce téléfilm anémique, aux production values estivales, les « déconfinés » en raffolent. Vrai-faux remake du duel idem venimeux et à moitié homo de  Plein soleil (Clément, 1960), Villa Caprice carbure donc à la malice, aux multiples machinations à la con. Déguisé en thriller judiciaire, il s’agit d’un mélodrame au masculin, parce que le vaut bien l’avocat « diva », amateur de Mozart, avide de voile, aux honoraires « obscènes », au « paternel, dabe, daron » reclus, simple huissier « un vieillard aigri et borné » devenu, qui fait aboyer Fort Boyard , qui ne supporte le cigare, en plus sa « gardeuse » de « négresse » empeste ! Comme il le confie à sa collègue, aristocratique Claude Perron, durant le décès du pénible papounet hors-champ, il vécut...