Pourvu qu’elle soit rousse
Exils # 222 (02/09/2026) 1963 : en ce temps-là, Michèle s’appelle Madeleine, cependant ne se dédouble ni ne débloque à la Hitchcock ( Sueurs froides , 1958), même si ce qui lui file le « vertige » relève aussi d’un trouble d’identité intime, puisque prénom de sa sœur décédée adoubé par Denys de La Patellière au lieu du Jocelyne d’origine, de quoi décupler la schizophrénie supposée de toute actrice (le cas Deneuve relève du deuil adulte, s’en écarte donc). Dans Symphonie pour un massacre , « exercice de style [qui] tourne à vide, manque d’humour », je m’autocite, « Mercier apporte un peu d’humanité », au côté d’un Auclair pas très clair, « mystifié » à l’instar des quatre autres pieds nickelés de Deray, Giovanni & Sautet. À la fin du film, veuve énervée, némésis déterminée, elle flingue le trop fort Rochefort, bien vite dans un triptyque d’ Angélique , se dénonce aussitôt, vitre de borne brisée, courage d’accusée. Avant la coda ...