La Terre éphémère : L’Île nue
Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de George Ovashvili. L’auteur connaît-il Kaneto Shindō, Carrie au bal du diable et Le Silence de la mer ? On l’ignore et cela n’importe pas, car son îlot fait écho (en nous), se suffit quand même à lui-même, le cinéma tel un océan d’individualités reliées par le spectateur-nocher. La Terre éphémère (jolie rime explicite, mais son avatar international, Corn Island , possède une saveur bientôt de saison, en sus d’un soupçon de Stephen King, remember ses adeptes juvéniles de secte assassine au maïs ) commence et finit d’ailleurs par un homme dans une barque : le premier vient s’approprier un bout de terrain fertile, y bâtir une baraque (réminiscence de Witness ), y cultiver une récolte compromise par un orage, y mourir accroché à un morceau de bois ; le second s’apprête à faire la même chose, les mêmes gestes, au même endroit, et la boucle bouclée du drame féminin possède l’élégance de s’achever par...