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Alphabet City : Haro sur le scénario

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Statu quo ou blanco. Pensum à la page ou livre d’images. Tu veux filmer ? Écris d’abord. La contradiction n’étonne personne. Voici l’ordre des choses, qui point n’indispose. Les esclaves savourent leurs entraves. L’aléatoire liberté les effraie. Au cinéma, au-delà, en-deçà, soumets-toi. Conforme-toi au chloroforme. Ne nage pas vers le large, au courage du naufrage. La marge, les subventionneurs que tu t’épuises à séduire la maudissent. Tu agirais de même, pense une seconde aux dettes, aux remboursements, aux enjeux, malheureux. Soucie-toi de ta réputation dans le milieu, surtout si tu aspires à le pénétrer. La profession des professionnels, famille consanguine, se fout des amateurs, néglige que l’amateurisme découle, merci à l’étymologie, de l’amour. Welles, technicien sur le tas de Toland, maître magistral du train immobile, défendait pourtant cette fraîcheur de l’approche. Ne lis pas ce que je n’écris pas : il ne saurait s’agir de minorer le rôle du scénariste et...