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Affichage des articles associés au libellé Kim Jee-woon

Au-dessous du volcan

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  Un métrage, une image : La Mélodie du malheur (2001) Mélodrame, donc drame en musique, comédie, pas uniquement musicale ni sentimentale, vrai-faux remake du coréen The Quiet Family (Kim, 1998), The Happiness of the Katakuris aussitôt séduit, en raison de sa « déraison », ainsi désignent l’énergie, la générosité, l’inventivité ceux qui s’en voient privés, voire n’en possèdent pas assez. Cinéaste stakhanoviste, signataire des réussis Audition (1999), Visitor Q (2001), La Maison des sévices (2006, mémorable segment de la série Les Maîtres de l’horreur ), du raté Ichi the Killer (2001), l’aimable Miike investit cette fois-ci une auberge, pas celle de Hostel (Roth, 2005), presque, dans lequel il accomplissait un amical caméo muet. Andrews & Wise ( La Mélodie du bonheur , 1965) peuvent respirer/reposer en paix, pas une once de cynisme ici, ni de pénible pose post -moderne, plutôt une réflexion en action(s) à propos de la famille, tropisme nippon, cf. le...

Le Gangster, le Flic & l’Assassin : Le Droit de tuer ?

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Chasse à l’homme qui   dégomme, poursuite psychologique, tract patraque. Voici un titre programmatique, de triangle asiatique, de divertissement dominical, droitiste in extremis , qui retravaille, selon la collusion, la collaboration, le parallélisme de M le maudit (Fritz Lang, 1931). La pègre gestapiste cède sa place à des spécialistes de machines à sous reloues, le tueur d’enfants sifflotant se métamorphose en taré jadis maltraité, en lecteur de traités ethnologiques, en automobiliste létal, entre le morose et l’extatique. Disons-le d’emblée : Le Gangster, le Flic & l’Assassin (Lee Won-tae, 2019) représente, au moins dans son ultime partie, une apologie de la peine de mort, institutionnelle ou individuelle, à faire fissa passer Michael Winner pour un émule de Robert Badinter, le William Friedkin du Sang du châtiment (1987) pour un simple rapporteur de procès, quasiment clément. Cette inclination peu politiquement correcte, inaccessible à la miséricorde, au pragm...

Ma femme est un gangster 2 : Bloody Mama

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La Gloria ressuscitée de Gena & John ? La Gloria Gaynor survit encore !   Certain(e)s, spécialement en Occident, reprochent au cinéma sud-coréen contemporain sa caractérisation des personnages féminins. Comme pour contrer ces accusations de misogynie généralisée, ce cortège de sous-héroïnes estimées souvent décoratives, très tabassées, Ma femme est un gangster 2 (Jeong Heung-sun, 2003) évoque un univers où règne le supposé « deuxième sexe », amitiés aux mânes de la Simone sartrienne. Cantonnée à l’introduction, à la conclusion, l’action laisse la place à une comédie de mœurs dans laquelle les hommes font de la figuration, autour du pôle d’attraction désigné par le titre drolatique, presque schizophrénique. Amnésique, la Patronne se recycle illico au creux d’un petit resto de quartier menacé par l’érection, terme connoté, adéquat, d’un futur centre commercial aux mains de vandales en costard bien sûr noir. À Séoul aussi, le capitalisme sévit, sa c...