Articles

Affichage des articles associés au libellé Joe May

La Petite Bande

Image
  Un métrage, une image : The House of Seven Corpses (1973) Celle de Hawthorne & May ( The House of the Seven Gables , 1940) possédait donc sept pignons ; celle du sieur Harrison dispose de sept macchabées in fine portés au carré, car la vie imite l’art dare-dare, non le contraire, ma chère. Téléaste pour les enfants petits et grands, notre Paul, point apôtre, signe ainsi un film orphelin, seul essai au ciné, pourtant coproduit par la Television Corporation of America, pardi. Au croisement du contemporain La Nuit américaine (Truffaut, 1973) et de l’increvable Agatha Christie, ce huis clos rococo, construit en boucle bouclée, désormais disponible en ligne, via une version (française) assez superbe, qui met en valeur le beau boulot du dirlo photo Don Jones, mérite son exhumation, métaphore à saisir ici au sens littéral, létal. Un réalisateur spécialisé dans les opus dits horrifiques, obsédé par le fric, le sien, time is money , prière de se presser, investit une ...

La Maison aux sept pignons : Les Sorcières de Salem

Image
  Exorcisme ? Libéralisme… Mélodrame drolatique et adaptation politique, The House of the Seven Gables (Joe May, 1940) fait se croiser La Splendeur des Amberson (Orson Welles, 1942) et Le Comte de Monte-Cristo , tandis que sa « evil house » métaphorique anticipe « l’horreur économique » de Amityville : La Maison du diable (Stuart Rosenberg, 1979). Scénariste bientôt sur blacklist et surtout communiste, Lester Cole ne condamne le capitalisme, ni le (petit) commerce, a fortiori de sucreries à domicile, mais il vomit « l’avidité », « l’égoïsme » de l’américaine « humanité », il les transforme fissa en péché originel, cause d’une « malédiction » d’occasion, médicale et létale. Construit en deux parties et en boucle bouclée, le récit s’amuse de la mélancolie de ses reflets, de ses miroirs dédoublés, sexués. Ici, il suffit d’un fondu enchaîné afin d’au final et durant un instant effacer le poids des ann...