Un film, une ligne II

 Cinoche moche, vie brève, texte « in progress »…

  • The Big Lebowski (Joel Coen, 1998)

Comédie simplette, d’elle-même très satisfaite, mais le numéro de Goodman à la Milius amuse   

  • Brian Jones et les Rolling Stones (Nick Broomfiled, 2023)

Documentaire scolaire, péniblement psychologisant, abrasif, non exhaustif (pas de Joujouka)

  • La Sirène (Sepideh Farsi, 2023)

Moins intime que Valse avec Bachir, une nouvelle arche de Noé soignée, à l’optimisme coloré

  • Mississippi Burning (Alan Parker, 1988)

Casting choral irréprochable et ouvrage à charge, plus connu que le bien meilleur The Intruder

  • Laurel et Hardy conscrits (A. Edward Sutherland, 1939)

Auto-remake gentiment misogyne et spectaculaire, où La Bandera croise Les Anges de l’enfer  

  • As bestas (Rodrigo Sorogoyen, 2022)

Guerre des (nerfs) voisins puis film au féminin : tout petit thriller étiré sur plus de deux heures

  • Benedetta (Paul Verhoeven, 2021)

Comédie noire (et méta) d’histoire de pouvoir, éclairée avec doigté : blasphème ? Superficiel 

  • Persepolis (Marjane Satrapi & Vincent Paronnaud, 2007)

Réussite graphique mais aussi limites assez schématiques du récit drolatique et mélancolique  

  • The Silent Child (Chris Overton, 2017)

Petite apologie personnelle et anonyme, in extremis dépressive, de la British langue des signes  

  • Sidonie au Japon (Élise Girard, 2023)

Fantastique soporifique façon Fémis + petit produit culturel citationnel = vive Vers l’autre rive  

  • Home Sweet Home (Benoît Lamy, 1973)

Nid de coucou en Belgique, Zéro de conduite gérontophile : comédie chorale 70 sympathique 

  • Tout en haut du monde (Rémi Chayé, 2016)

La simplicité graphique épouse celle de l’intrigue : petite réussite, au périple très œcuménique     

  • They Shot the Piano Player (Fernando Trueba & Javier Mariscal, 2024)
Crime obscur, ligne claire : enquête Kane, hagiographico-nostalgique, mais musicien brésilien 
  • Disco Dancer (Babbar Subhash, 1982)

Clins d’œil au Phantom du Paradis et à Bruce Lee : mélodrame maternel in extremis optimiste 

  • Taboo (Kirdy Stevens, 1980)

Féministe in extremis, bien moins réaliste que Le Souffle au cœur, vraie valeur de Kay Parker   

  • Vincent doit mourir (Stéphan Castang, 2023)

Comédie noire et survival social au couple assez sympa qui manque de consistance et de style   

  • Nickelodeon (Peter Bogdanovich, 1976)

Comédie collective anecdotique et anachronique dès sa sortie même si le casting ne démérite 

  • In the Air (Jason Reitman, 2010)

Comédie contre-productive et conservatrice, qui prête aux riches, préféré De gré ou de force 

  • Spirit in the Blood (Carly May Borgstrom, 2024)

Opus de passage à l’âge adulte au très réchauffé tumulte, car inconscient d’ancêtres célèbres

  • Home (Ursula Meier, 2008)

Mélodrame familial au vide abyssal, co-écrit à plusieurs, étiré en longueur, de peu de valeur

  • Visions (Yann Gozlan, 2023)

Ersatz sudiste de Mulholland Drive ? Coquille vide, aussi repassée, stérilisée, qu’une publicité

  • Le Couteau (Zika Mitrovic, 1967)

Petit opus policier décontracté, dont l’amère meurtrière importe bien moins que l’atmosphère

  • L’Assassinat du duc de Guise (André Calmettes & Charles Le Bargy, 1908)

Fait divers filmé, théâtre en boîte daté : projet éducatif et « artistique » statique et dynamique

  • Solitude (Paul Fejos, 1928)

Émouvante et amusante romance de « vacances », nationale, sentimentale, finie en épiphanie

  • Variétés (Eswald André Dupont, 1925)

Avant Trapèze, vaudeville dépressif, solide, plus sensuel que cruel, à l’indispensable Jannings    

  • La Mère (Vsevolod Poudovkine, 1926)

Mélodrame maternel, didactisme idéologique, modestie loin du lyrico-théorique Potemkine

  • Gas-oil (Gilles Grangier, 1955)

Petite pépite de cinéaste attentif aux « gens sans importance », la traque appelle celle de Duel

  • True Story (Rupert Goold, 2015)

Conflit réflexif de faussaires fraternels : pacte faustien, thriller mineur, les amis ne déméritent 

  • Les Graines du figuier sauvage (Mohammad Rasoulof, 2024)

Paranoïa bien menée, murmurée, puis le huis clos s’enlise dans un symbolisme féministe facile

  • Rendez-vous avec la mort (Michael Winner, 1988)

Divertissement souvent amusant et soigné, en catimini politique, au casting choral impeccable

  • La nuit est mon royaume (Georges Lacombe, 1951)

Suivant Morgan, bien entouré, encore en loco, Gabin s’aveugle et s’éclaire, en dépit d’Oury

  • Youth (Paolo Sorrentino, 2015)

Mann & Anderson ? Barnum berlusconien, cynique et misogyne, à l’émotivité de publicité TV

  • Grâce à Dieu (François Ozon, 2018)

Téléfilm illustratif cafi de victimes, épouse en prime, numéros de médiocre mélo catho et socio 

  • L’Arme à gauche (Claude Sautet, 1965)

Ventura Koscina tandem sympa, mais ce survival renié par le cinéaste ne vaut pas Calme plat      

  • Symphonie pour un massacre (Jacques Deray, 1963)

L’exercice de style tourne à vide, manque d’humour, mais Mercier apporte un peu d’humanité  

  • L’Ordre des médecins (David Roux, 2018)
Malgré Renier, mélodrame médical et familial très interminable, au filigrane juif facile et futile 
  • Sainte Jeanne (Otto Preminger, 1957)

Seberg intense, Widmark remarquable, grue bienvenue, version discutable et non détestable   

  • Boléro (Anne Fontaine, 2024)

Par la coupable de Police, opus psycho-biographique catastrophique, désincarné, désaccordé 

  • En fanfare (Emmanuel Courcol, 2024)

Chatiliez & Boon ? Mélodrame mélomane familial à filigrane social, œcuménique, anecdotique

  • La Leçon de piano (Jane Campion, 1993)

Long vaudeville évidé de passion, romance conservatrice, érotisme décoratif, Nyman surnage

  • Petite Solange (Axelle Ropert, 2021) 

Comencini & Truffaut ? Téléfilm infime où ça joue faux à tous les niveaux, viva Chromosome 3    

  • 12 Feet Deep (Matt Eskandari, 2017)

Actrices impliquées, mais dolorisme, misandrie, sororité de mélo coulent ce téléfilm féministe

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