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L’Internat : Un élève doué

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Les sévices corporels et mémoriels d’une école qui affole… Et pour un empire je ne veux me dévêtir Puisque sans contrefaçon je suis un garçon Mylène Farmer Vous êtes juif ? Salomon est juif ! Écoutez, ça fait rien, je vous garde quand même… Louis de Funès Kesaco, Boaz Yakin ? Le scénariste presque mercenaire, alimentaire, de Punisher (Goldblatt, 1989), La Relève (Eastwood, 1990), Prince of Persia : Les Sables du temps (Newell, 2010), Insaisissables (Leterrier, 2013) ; le producteur disons spécialisé de 2001 Maniacs (Sullivan, 2005), des deux Hostel (Roth, 2006-2007) ; surtout le réalisateur de Boarding School (2018), aka L’Internat , en nos contrées de DTV. Sans sortie en salles hexagonales, sans couverture critique sinon timide, loin du dithyrambique, ce métrage d’apprentissage mérite urgemment sa redécouverte, s’avère une réussite envoûtante, une comédie noire sur la différence, l’infanticide, l’identité, le pedigree ,...

Folk : Je t’aime mélancolie

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Leroy ? La reine. I’ve looked at life from both sides now From win and lose and still somehow It’s life’s illusions I recall I really don’t know life at all Joni Mitchell Nolwenn émeut, ne reprend pas, réinvente, ne revient pas en arrière, va de l’avant, délivre un disque à écouter en boucle, ici et maintenant. On peut tricher en permanence, partout, à propos de tout, en politique, en matière de sentiment, pourtant la voix ne ment jamais, au microphone, au téléphone, nous identifie mieux que l’ADN. Tant pis pour les paresseux, les épiciers, Folk , sorti l’automne dernier, doré, à roder sur la route au mois de mars, ah, le temps passe, se caractérise par son absolue sincérité, sa grâce d’un autre âge. La fille de l’eau, certes celte, la fille du feu, sous le soleil noir nervalien, carbure à la mélancolie, c’est-à-dire se situe dans une perspective personnelle, partagée, un vrai point de vue sur la vie, le métier, de chanter, de vivre, rajoute Pavese, qui incl...

En eaux troubles : La Mort au large

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Poiscaille (tré)panée ? Léviathan trop vide ! « Un requin préhistorique qui rôde, ça sent le canular » où alors, outre le départ précipité de calmar maousse, le conte de fées aquatique, destiné à de grands enfants très indulgents, caractère cristallisé par cet instant de face à face entre la Nippone mignonne et le mégalodon à la con, ogre numérique derrière sa vitre méta, sur le point d’avaler l’avatar transgenre, délocalisé, du Petit Poucet, de quoi régaler la cinéphilie psy amatrice « d’oralité », olé. La Warner saisit que désormais le ciné se situe surtout en Asie, embauche par conséquent la belle et solide Li Bingbing, vue dans Détective Dee : Le Mystère de la flamme fantôme (Hark, 2010), repêche John Turteltaub, disparu des radars depuis 2013, non pas spécialiste des tortues, tant pis pour son patronyme, mais signataire anonyme de Rasta Rockett en 1993, de Phénomène en 1996, de Instinct en 1999 et du diptyque Benjamin Gates en 2004...

Juste avant la nuit : La Grande Lessive

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Claude Chabrol. Ayant des yeux, ne voyez-vous pas ? Ayant des oreilles, n’entendez-vous pas ? Et n’avez-vous point de mémoire ? Marc 8 : 18 Publicitaire débonnaire, Monsieur Masson trouve « parfait » le spot de machine à laver, au slogan de « mal à extirper », conçu par l’actionnaire lui-même ; la lessive s’appelle, cela ne s’invente pas, Culpa, et l’assassin d’occasion ne cesse de battre la sienne, de faire son mea culpa , mea maxima culpa , car il sait bien, en y réfléchissant bien, insomnie jolie, mauvaise mine remarquée par les connaissances, qu’il étrangla sa maîtresse SM suppliante, chuchotante, marrante, surtout en première communiante, désireuse d’être « punie », occise, violée, pas pour de vrai, à l’insu de son plein gré, histoire de mettre un terme au « théâtre insensé », de la douce cruauté, de celle-ci, par ailleurs épouse ...

Chez les fous : Shock Corridor

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Fou de guerres à l’étranger ? Gare aux folies des Français… À Antonin Artaud, Marseillais marteau ou momo Je lui dis : Si vous n’êtes pas fou, pourquoi restez-vous dans une ville où tout le monde l’est ? Il me dit : Parce que j’y gagne un argent fou ! C ’ est moi le banquier ! Raymond Devos Hunter Thompson n’inventa pas le journalisme gonzo , vade retro , sous-genre sous-développé du porno, et Albert Londres n’attendit pas le personnage imprudent du film fiévreux de Samuel Fuller, sorti en 1963, de la novélisation simultanée sous son nom, pour s’investir in situ . Pour « porter la plume dans la plaie », précepte personnel indispensable, transposable, le reporter s’exporte puis rapporte, importe son « point de vue documenté », à la Vigo, animé par une similaire colère, tamisé par un humour en rime. Paru en 1925, Chez les fous ne se déroule pas à Nice, en Guyane, en Italie, en Russie, en Asie, en Afrique encore coloniale, en Palestine...

L’Exorcisme de Hannah Grace : Le Bunker de la dernière rafale

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Baballe ou Blondi ?   À la mémoire de Bruno Ganz I’m gonna I’m gonna lose my baby So I always keep a bottle near He said I just think you’re depressed This me yeah baby and the rest Amy Winehouse Le film commence fort, par un infanticide, une séance-séquence d’exorcisme en forme de crève-cœur, où Kirby Johnson, danseuse, gymnaste, se contorsionne en écho à la souple Jennifer Carpenter dans L’Exorcisme d’Emily Rose (Scott Derrickson, 2005), où elle décède, presque, étouffée sous un oreiller citant Esaïe tenu par son papounet, méthode définitive jadis pratiquée par Jean-Hugues Anglade sur Béatrice Dalle ( 37°2 le matin , Jean-Jacques Beineix, 1986) puis Jean-Louis Trintignant sur Emmanuelle Riva ( Amour , Michael Haneke, 2012). Trois hommes âgés debout, une jeune femme allongée, sanglée, le décor de chambre à coucher en clair-obscur pourrait se prêter à un gang bang incestueux, mon Dieu, mais l’on assiste plutôt à une cérémonie secrète, suspecte, s...