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Titanic Rising : Nathalie

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  Miroir du drame ? Dame au miroir… Il avait un joli nom mon guide Gilbert Bécaud Votre serviteur la découvrit en coda du Chemtrails over the Country Club de Lana (Del Rey, olé), reprise du For Free de Joni (Mitchell, ma belle), revisité à trois voix, voilà Zella (Day, eh ouais). Deux ans avant paraissait un opus acclamé à juste titre, au titre antithétique explicite. Voix virtuose, lyrics au cordeau, mélodies remarquables, arrangements stimulants : Titanic Rising se caractérise par ses qualités, sa singularité, ses correspondances avec le passé. On peut certes ainsi (re)penser à Miss Mitchell, à la très chère Karen Carpenter, à Brian Eno & Brian Wilson, cependant ce disque exquis, plein, épuré, dix pistes d’une quarantaine de minutes de calme tumulte, possède sa propre personnalité, ne ressemble en réalité miroitée, pas augmentée, qu’à sa svelte interprète, l’auteur, compositrice, réalisatrice Natalie Mering, alias Weyes Blood. Wise blood de wise gir...

Un homme est mort : À propos de Jean-Paul Belmondo

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  Une gifle à Melville ? « Bébel » revoit Vanel… Pour mon père Avant de mourir récemment, Belmondo décéda deux fois au cinéma : dans À bout de souffle (Godard, 1960), dans Le Professionnel (Lautner, 1981). Surplombé sur le parisien pavé par la « dégueulasse » Jean Seberg, à côté d’un hélico – pas celui, dactylographique, du Magnifique (de Broca, 1973) – et au côté d’Ennio (Morricone), l’acteur/producteur incontournable, presque increvable, cristallisa ainsi, à une vingtaine d’années d’intervalle, balles toujours fatales, « Nouvelle Vague » ou non, ralenti (in)compris, les deux courants de sa vie, en tout cas celle de sa persona . La doxa douce-amère des hexagonaux ou mondiaux experts rappelle l’éternel et à demi réussi Stavisky (Resnais, 1974) en point de rupture, annonce d’usure, matérialisation à l’occasion des dispensables Les Morfalous (Verneuil, 1984) + Joyeuses Pâques (Lautner, idem ), en moment déterminant de basculement, ...

Un drôle de paroissien : La Part des anges

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  Si l’habit ne fait le moine, le regard transforme le monde…   Mocky jamais ne se moqua de la foi, sans cesse de son commerce, avec évidemment l’acmé du Miraculé (1987). Mocky & Moury, co-scénariste attitré, signataire aussi de L’Affaire d’une nuit (Verneuil, 1960), transposent ici, en sa compagnie, un bouquin de Michel Servin, à l’intitulé latin : Deo gratias . Mocky confie le montage de ses images à Marguerite Renoir, qui travailla sur Snobs ! (1962), qui travaillera sur La Grande Frousse / La Cité de l’indicible peur (1964). Quant à la musique, rieuse ou religieuse, voilà Kosma. Dans Un drôle de paroissien (1963), on aperçoit le copain Jean Poiret, la compagne Véronique Nordey, on voit surtout Bourvil, acteur complice et docile, sans doute surpris du succès d’un film qu’il aida à financer, sans doute reconnaissant du (rem)placement (de Fernandel), dû à un certain Gabin. Face à l’aristocrate paresseux, dépossédé, pas à court d’idées, d’abord brebis éga...

Le Jouet : À vendre

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  Parure de Zorro, petit saligaud, repas d’achat, tablée désertée… Pour la peu cupide et plutôt joueuse Jacqueline En 1976, Veber vient de travailler avec Lautner ( Il était une fois un flic , 1972), Robert ( Le Grand Blond avec une chaussure noire , idem ), Molinaro ( L’Emmerdeur , 1973), de Broca ( Le Magnifique , aussi) ou Verneuil ( Peur sur la ville , 1975). Le scénariste-dialoguiste à succès décide donc de (dé)passer le cap de la réalisation, conseil d’ami de Claude Berri, le patron de Renn Productions. Deux ans avant Coup de tête (Annaud, 1978), Le Jouet s’avère une satire sentimentale du Capital, un magnat des médias à la place des notables du football . Escorté du solide DP Étienne Becker, fils de Jacques et frère de Jean, lui-même sorti de la direction de la photographie des dépressifs Le Vieux Fusil (Enrico, 1975) et Police Python 357 (Corneau, 1976), Veber revitalise et rajeunit ici sa fameuse formule du tandem masculin, je te déteste et je t’aime bien, promise...

Jamais plus jamais : Sexe, mensonges et vidéo

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  À Jean Dujardin ses incultes conneries ; à Sean Connery sa méta mélancolie… Bond succombe donc à une femme en effet « fatale », en l’occurrence la cascadeuse Wendy Leech, pas si sangsue, plutôt un peu dévêtue, attachée, alitée : il se fait planter, au propre, pas au figuré, par celle qu’il devait délivrer, sauver, petit exercice de relecture et d’imposture du motif obsolète de la « demoiselle en détresse », Sardou l’assène, « femme des années quatre-vingt », quand tu nous (dé)tiens, pas seulement au bout de tes seins. Ceci ne lui suffit, il doit ensuite se farcir un débriefing de son plantage, cette fois-ci au propre et au figuré, allez, assorti d’une leçon de nutrition, d’une vraie-fausse prochaine mission, curiste, j’insiste. Au supérieur inférieur, l’agent amusant rétorque que sur le terrain, l’adrénaline prime, le jeu s’avère vite dangereux, on y risque vraiment sa vie, prisonnière douce-amère en sus. Pourtant la « preuve par l’i...

Enfer mécanique

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  Un métrage, une image : La Course à la mort de l’an 2000 (1975) Plus impersonnelle que Private Parts (1972), voici une dystopie anecdotique et cependant drolatique. Ni Rollerball (Norman Jewison, 1975), ni Mad Max (George Miller, 1979), Death Race 2000 (Paul Bartel, 1975) s’avère vite une comédie noire et satirique, dont la portée politique assumée n’étonnera que ceux qui méconnaissent le supérieur The Intruder (Roger Corman, 1962). Il s’agit donc d’une production de « l’écurie » cormanesque, vocable ad hoc puisque le road movie de vilain avenir carbure à la compétition sur roues, autorisation de tous les coups, surtout les pires, les piétons pointés pouvant rapporter un paquet, jeunes ou âgés, au hasard ou destinés, institués ou sexués. Fable affable sur la fameuse « Frontière » refaite, défaite, le film à succès adresse des clins d’œil à l’Histoire plus ou moins héroïque et aux imageries cinématographiques, via les noms des protagonist...

Pas d’amour sans amour

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  Un métrage, une image : Et la tendresse ?... Bordel ! (1979) D’un asile au second : après la clinique des Nuits de l’épouvante (Elio Scardamaglia, 1966), voilà l’hôpital de Et la tendresse ?... Bordel ! (Patrick Schulmann). Cinéaste multitâche, un peu à la Carpenter, puisque scénariste, compositeur, réalisateur, décédé dans un accident d’auto à la cinquantaine à peine, Schulmann répond à sa façon à Bergman ( Scènes de la vie conjugale , 1974). Ce métrage de son âge accompagne trois couples presque en déroute, les classe en « phallocrate », « tendre » et « romantique », amen . Si le cinéma social semble un pléonasme, le ciné traverse la Cité, le poétique pratique le politique, le souci de sociologie, cette « science humaine » d’imposture intellectuelle à la truelle, souvent s’y réduit à un vernis, un alibi , un repli. L’ item témoigne du temps d’avant, d’antan, prend acte de la débâcle de certaines uto...