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Hard To Breathe : Le Deuxième Souffle

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Prisonnière et croyante, seule et entourée, prometteuse et antique – prendre ensemble du plaisir, avant d’expirer… Le hasard n’existe pas, ni le destin, aussi la curiosité intellectuelle/sensorielle nous conduisit vers Joan (Alasta, pas Jett) et son tout premier album (paru en 2011), suivi d’un EP à compléter (car sous-titré Part. 1 ). La jeune femme, coupe courte, sourire sincère, simplicité généreuse, joue de la guitare depuis l’âge de sept ans (de bonheur), travaille « au civil » en tant qu’assistante sociale (dans un hôpital ajaccien), pratique la reprise en ligne (Rihanna, l’envoûtante et drolatique Lana Del Rey louée naguère par nos soins), « tourne » souvent, (bien) entourée par Emmanuel Camy (basse), Clément Cliquet (batterie), Vincent Verger (guitare), collabore désormais avec Dj’L, apparut « sur les ondes » TV/radio, cite Oasis & Radiohead (un point commun avec Hélène Grimaud), répond cordialement à votre courriel (de remerciemen...

Love & Mercy : Le Kid de la plage

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Bill Pohlad, un producteur (de films) derrière l’objectif ? Pourquoi pas, mais certainement pas comme cela, selon cette exsangue « évocation », fausse du premier au dernier plan… Il conviendrait de projeter (de plutôt jeter à la poubelle) ce « téléfilm » dans toutes les (discutables) écoles de cinéma, pour bien démontrer ce qu’il ne faut pas faire en la matière, à quel point le vocable réalisateur s’avère surfait, usurpé, dévalorisé (Welles s’en plaignait déjà). La « critique » (internationale), cette pénible profession de professionnels de la « petite phrase » ,  ne sort guère grandie du désastre, son ravissement confinant à la confusion (admirative) entre le « matériau » et le résultat, à la crétinerie (dithyrambique), voire à la surdité (audiovisuelle). Avec ses « reconstitutions » de sessions en studio (renvoyons les amnésiques vers Godard, hiératique, réflexif, enregistrant la «...

Windfighters : Les Guerriers du ciel : The Patriot

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La dialectique casse des briques , paraît-il – quid de l’ivresse des nuages, des sentiments, à l’ombre inquiète (et inquiétante) d’adultes revanchards ? Fasten your seat belts, please et lisez la réponse ici…   Âgé de cinquante-quatre ans, Kim Dong-won reste un grand enfant, voire un adolescent, et son film (sorti en 2012) le démontre assez aimablement. Dissipons vite un malentendu cinéphile : Windfighters : Les Guerriers du ciel s’inspire à l’origine du mélodrame martial Red Scarf (1964), sis durant la guerre civile (et, par extension, procuration, entre l’URSS et les USA), laissant Top Gun , le dépliant publicitaire pour l’armée de l’air US naguère commis par Tony Scott, s’écraser dans les abysses décérébrés des années 80 (pratiquant à l’identique une collaboration intéressée avec les autorités locales, à savoir la Force aérienne de la République de Corée, il n’en reprend, brièvement, que l’homoérotisme implicite, durant une scène de vestiair...

La Vénus à la fourrure : Audition

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Roman Polanski. Accompagné du thème guilleret (à la saveur yiddish ) d’Alexandre Desplat, travelling avant dans une allée parisienne arborée, par un soir d’orage (éclairs numériques), puis panoramique à droite et entrée en POV dans un théâtre dont les murs s’ornent d’affiches de La Chevauchée fantastique (Ford relisant Maupassant, éloge d’une putain bien plus noble que ses bourgeois voisins) traduit en musique ; au fond de la salle, le metteur en scène, au téléphone, se plaint auprès d’une compagne invisible de sa piètre journée de « recrutement » – coupe de contrechamp sur Emmanuelle Seigner, mouillée, légèrement défaite, dans l’expectative et déjà prête au combat. Nous ne sortirons plus de la pièce (double acception) diversement – console d’éclairage et soir envahissant – plongée dans la pénombre (beau travail de Paweł Edelman), conviés à un huis clos ironique, réflexif, métaphorique, aus...

My Childhood, My Ain Folk, My Way Home : Trois souvenirs de ma jeunesse

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Suite à leur visionnage sur le site d’ARTE, retour sur les titres de Bill Douglas. Cinéaste cinéphile et collectionneur « compulsif » (visitez son musée « préhistorique » à Exeter, ville associée pour nous au… Dracula de Stoker), peu prophète en son pays, apparemment – la trilogie ne dispose d’aucune page anglophone sur une (trop) célèbre encyclopédie collaborative en ligne –, malgré l’adoubement d’un Lindsay Anderson et le financement du BFI, célébré, à sa juste mesure, en France, comme pour faire mentir la myopie truffaldienne, Bill Douglas, réalisateur précis, obsessionnel (colérique, dirait-on dans un registre anecdotique), amoureux du cinéma muet, lecteur admiratif de Tchékhov, se raconte et ressuscite (dans la considération critique) son passé, le temps (relativement bref) de trois petites heures (environ, la durée de Comrades ) en noir et blanc, 16 et 35 mm, exhumées par une sortie en salle, un coffret, une diffusion à la TV (combien pour découvrir ...

Koyaanisqatsi : Holocauste 2000

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De la grotte (préhistorique) au champignon (atomique) ; du ravissement (stellaire) à l’anéantissement (prévisible)… À cet instant, la circulation sur le pont était un flot qui n’en finissait pas. Kafka,   Le Verdict Au cinéma, art jeune et centenaire, « impur » et singulier, rien n’apparaît ex nihilo , aussi d’autres films-flux, de similaires « points de vue documentés », précèdent celui-ci (nous n’aborderons pas les prémices de « l’environnementalisme », Thoreau and Co. ) ; limitons les citations (aubes, paysages, villes, visages, modernité, montage, mutisme) et les ascendances (célèbres) à Berlin, symphonie d’une grande ville (Ruttmann, 1927), L’Homme à la caméra (Vertov, 1929), À propos de Nice (Vigo et Kaufman, par ailleurs frère de Dziga V., 1930), intéressant trio enthousiaste, méta et satirique ; Reggio, de son côté, fait allégeance à Buñuel ( Los olvidados , 1951), dont l’influence (spectre miséreux de Terre sans pain ) s...

Les Ragazzi : Les Garçons sauvages

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Marcher du côté sauvage (de la ville, de la vie), recommandait Lou Reed (et Nelson Algren) : ne craignons pas d’y rejoindre Pasolini, cet opus introductif en passeport précieux… Lost in a Roman wilderness of pain And all the children are insane All the children are insane Waiting for the summer rain Jim Morrison,  The End Le Frisé (Ricetto, en VO, pas ricotta ), petit enfant de putain , avec tes bouclettes à la Ninetto Davoli (amant, acteur) et ton lexique à la Sergio Citti (peintre en bâtiment, futur réalisateur, ami, voisin, « dictionnaire vivant » de l’écrivain), avec ton pantalon serré, avec ton passé absent, comme aboli, puisque tu vis dans l’instant, orphelin sans pain et créature existentialiste ou néo-réaliste (voire ultra ), premier communiant adolescent aux allures de prostitué roué, on te suit dans la banlieue romaine du romanesco (argot un peu vieillot de la traduction de Claude Henry en 1958, moins fidèle que la nouvelle signée Jean-Paul Man...