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Bates Motel : La Maman et la Putain

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On s’attendait à suivre la jeunesse d’un assassin : on découvre un attachant portrait de femme, bien servi par une belle actrice – bref retour au mythique motel , suite à sa diffusion sur D17. Que Norman Bates réintègre le petit écran après son passage par le grand, sous la forme d’une franchise sans doute à réévaluer, loin de l’ombre castratrice de sa matrice, ne surprend pas et ne choque guère : Hitchcock considérait Psychose comme un téléfilm de luxe, tourné à peu de frais, avec une équipe réduite, dans l’économie et l’esthétique particulières du noir et blanc. Film de détente et de transition après le diptyque platonicien en couleurs Sueurs froides / La Mort aux trousses , avant le choc animalier des Oiseaux , le premier chapitre de la saga du tueur féru de taxidermie, au visage de garçon d’à côté, entretient des liens évidents avec sa série TV qui s’achève, Alfred Hitchcock présente . La salle de cinéma, les artifices du spectacle payant et « délocalisé...

La Promise : Une créature de rêve

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Sting en baron Frankenstein et Jennifer Beals en création émancipée ? Ce couple inattendu compte au nombre des divers atouts du film mésestimé, bientôt trentenaire, de Franc Roddam. Davantage qu’à La Fiancée de Frankenstein , matrice avouable et avouée à laquelle le film rend un hommage digne et respectueux (comme Mel Brooks naguère au premier volet du diptyque de James Whale), on pense souvent et plutôt, en regardant La Promise , à La Belle et la Bête – un plan de voiles blancs animés par le vent dans un couloir obscur cite directement le Cocteau – ou à Freaks , voire à Meridian , le conte de fées érotique du prédestiné Charles Band, réalisé cinq ans plus tard. La vieille Europe , ses décors naturels et ses châteaux d’autrefois, inspire pareillement les deux titres, tourné en Italie ou en France : il suffit de poser sa caméra contemporaine à l’orée des bois, de passer le pont aux pierres séculaires, pour que les spectres de jadis, ceux des légendes orales et du cin...

La Nurse : Les Yeux de la forêt

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Un Friedkin mineur vaut mieux qu’un… Non, on ne citera personne. Retraversons plutôt cette forêt maléfique : nous pourrions bien y trouver quelques trésors (à peine) cachés... La Nurse ne relève pas des « parties nobles » de l’œuvre friedkinienne et ses exégètes ne se bousculent guère pour l’analyser sous tous les angles, le rattacher au reste du corpus via des thématiques et des images récurrentes. En règle générale, le film appartient à sa période creuse, celle des échecs critiques, commerciaux, successifs et consécutifs au naufrage du Convoi de la peur , à présent réhabilité, porté aux nues des rétrospectives et de l’embaument du BR, souvent par les mêmes qui le détestèrent alors cordialement, avant la résurrection médiatique de Traqué . Sic transit gloria mundi … Friedkin, estampillé pour l’éternité « le réalisateur de French Connection et de L’Exorciste  » (on gravera sans doute ce slogan commercial en épitaphe sur sa tombe !) doit be...