Bates Motel : La Maman et la Putain
On s’attendait à suivre la jeunesse d’un assassin : on découvre un attachant portrait de femme, bien servi par une belle actrice – bref retour au mythique motel , suite à sa diffusion sur D17. Que Norman Bates réintègre le petit écran après son passage par le grand, sous la forme d’une franchise sans doute à réévaluer, loin de l’ombre castratrice de sa matrice, ne surprend pas et ne choque guère : Hitchcock considérait Psychose comme un téléfilm de luxe, tourné à peu de frais, avec une équipe réduite, dans l’économie et l’esthétique particulières du noir et blanc. Film de détente et de transition après le diptyque platonicien en couleurs Sueurs froides / La Mort aux trousses , avant le choc animalier des Oiseaux , le premier chapitre de la saga du tueur féru de taxidermie, au visage de garçon d’à côté, entretient des liens évidents avec sa série TV qui s’achève, Alfred Hitchcock présente . La salle de cinéma, les artifices du spectacle payant et « délocalisé...