The Premonition : La Main sur le berceau
Enfermer tel Foucault sur des rives placides, ou alors s’identifier aux déclassés. Ce mélodrame maternel sur fond de « précognition » mérite son exhumation. Inédit en salles hexagonales, pourtant présenté au Festival d’Avoriaz un an avant Carrie au bal du diable , il possède quelques harmoniques, au moins thématiques, avec le juste-futur récompensé. Ni virtuose ni bouleversant, le métrage charme autrement, par sa modestie, sa sincérité, sa singularité. Disponible en ligne dans une VO de VHS sous-titrée en grec, cosmopolitisme sympathique à l’ère du numérique, il conserve son climat particulier, jamais arty , souvent weird . Démuni, visiblement privé de moyens, sombré dans l’amnésie du marché, dans l’oubli de la cinéphilie, de surcroît supposée spécialisée – les genres n’existent pas, n’existe que le cinéma –, il s’apprécie à sa mesure débarrassée d’impostures, de boursouflures. Tout commence comme dans Le facteur sonne toujours deux fois : substituée à John Ga...