Vivre sa vie : Notre histoire
Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Jean-Luc Godard. Modeste, narratif, guère distancié ( doxa paresseuse sur Godard), le film file droit comme une balle, pour toucher en plein cœur le spectateur et cette pauvre petite sœur de la nana de Zola, hélas ! Douze tableaux/chapitres, autant de stations (christiques) pour cette putain sans lendemain, Marie-Madeleine errante dans l’enfer hédoniste, pop et brutal (Algérie du Petit Soldat rappelée) de la société de consommation (sexuelle) advenue, sirène sublimée par la conscience réflexive/intertextuelle de la « modernité » au cinéma. Elle fume, elle refuse d’embrasser, elle se lave les mains, elle pleure devant Dreyer (nous itou), elle s’interroge sur le cadre législatif de la prostitution (il s’agit d’une œuvre d’adoration profane, non de dénonciation documentée ou documentaire), elle affirme, stoïcienne existentialiste, la quotidienne, triviale, continuité de la responsabilité, elle eng...