Inju : La Bête dans l'ombre : Mémoires d’une geisha
Suite à sa diffusion par France 4, retour sur le titre de Barbet Schroeder. Voilà une comédie noire et réflexive sur les apparences et l’arrogance, l’identité puis la naïveté. On sourit et on s’ennuie, on suppute mais n’exulte point ( L’Empire des sens ? Osons jolie carrosserie à court d’essence, justement tancée à Venise). Schroeder, en mode mineur, retravaille et transpose, à Paris avant l’Asie, More (dessillement dépressif), Maîtresse (SM inversé) et JF partagerait appartement (guerre de territoires intimes). Malgré la direction artistique irréprochable de Milena Canonero (création de costumes sur Orange mécanique , Out of Africa , Marie-Antoinette ), en dépit de la vive lumière de Luciano Tovoli ( Suspiria , Amnesia ), nonobstant les notes évocatrices de Jorge Arriagada ( Le Miraculé , It’s All True , surtout Ruiz), le film ne respire que durant le prologue horrifique et mélodramatique en abyme. L’invisible écrivain, dissimulé derrière le dossier surélevé de son f...