Esther : La Petite
Une adoption qui tourne (très) mal, et le foyer fragilisé s’enflamme en plein hiver, telle une cabane de gosses perchée dans son arbre tarkovskien… Pourtant produit par le redoutable Joel Silver et l’inattendu Leonardo DiCaprio, Esther mérite le détour ( mortel , bien sûr). Jaume Collet-Serra, déjà auteur du sympathique La Maison de l’horreur – qui accomplissait ce miracle laïc : rendre attachante Paris Hilton, appréciable également, mais en brune, dans le méconnu Bottoms Up –, filme avec élégance, humilité, foi et sérieux (ce qui n’exclut pas des touches d’humour qui sonnent vrai , comme ce coup de tête par inadvertance durant… une levrette), loin de tout second degré post -moderne et dans une durée (deux heures) assez inhabituelle pour le genre , abonné plus qu’à son tour aux quatre-vingt-dix minutes réglementaires, son conte de fées pour adultes (et grands enfants), dans un cadre domestique et un paysage de saison qui rappellent furieusement ceux de Chromosome 3 ,...