La Nuit bengali
Deux métrages, deux images : Charulata (1964) + Le Lâche (1965) Il convient de visionner d’affilée l’apocryphe diptyque, aussi funèbre que le célèbre Salon de musique (1958), remarquez le clin d’œil à la comédie musicale manière Mumbai, le concert à domicile, à coffre-fort de fric facile, le jazz d’impasse, de station-service pas si étasunienne, dommage, James M. Cain. Vaudevilles inversés, c’est-à-dire dramatiques, contes cruels découpés au scalpel, métrages méta aux accessoires sympas, lunettes et fenêtres suspectes, surcadrage d’exposition en plan-séquence, scénariste si triste, Charulata + Le Lâche ne se réduisent, n’en déplaise à leurs titres explicites, à leurs exégètes extatiques, d’hier et d’aujourd’hui, le principal intéressé compris, à des portraits de femmes, des études in situ , des moralités en circuit fermé. On reprocha parfois au réalisateur majeur un humanisme mimi, naïf, comme au confrère Kurosawa, admiré, admiratif ; rien de ceci ici, Dieu merci...