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The Beast in the Cellar : 1917

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  Hostilités domestiquées ? Folie fraternelle… James Kelly écrivit pour la TV, dirigea deux titres au ciné, décéda dans sa quarante-septième année. Mal reçu à sa sortie, par la Tigon produit, société classée spécialisée, des plus connues Amicus & Hammer au côté, The Beast in the Cellar (1970) ne manque de qualités, mérite quelques lignes. Disponible en ligne, visionné en VO non sous-titrée,  practise your English, please , ce mélodrame à deux dames, davantage qu’à deux balles, constitue donc un huis clos, tout sauf falot, s’affirme en fable assez affable, à propos de passé qui ne saurait passer, plutôt trépasser, « poor thing », en effet. Tandis que des bidasses en série se font fissa décimer, que la police enquête, un peu perplexe, au sujet d’un « human animal or animal animal » s’interroge, dialogue guère morose, concentré d’humour macabre anglais, déroulé au-dessus d’une dépouille dépiautée, cependant invisible, puma ou léopard, à vous de voi...

La Garce

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  Un métrage, une image : Si douce, si perverse (1975) Que les fanatiques de saphisme ne se précipitent : Peccati di gioventù , titre explicite, miroir jamais moralisateur, dans lequel se reflètent une certaine sexualité, un suicide dédoublé, s’avère en vérité, en définitive, un aimable et estimable mélodrame féminin, point lesbien, puisque la scène d’étreinte, presque incestueuse, au bord de l’eau, se limite à des figées photos, à de l’espionnage express , à la preuve d’un complot, à l’illustration d’une machination, moment par conséquent à l’opposé du « spécialisé » The Sea Mousse (Lupin, 2013), (re)lisez-moi ou pas. Angela, la Gloria Guida de À nous les lycéennes (Tarantini, 1975) + Les Lycéennes redoublent (Laurenti, 1978), ne supporte Irene sa future belle-mère, la Dagmar Lassander de La Maison près du cimetière (Fulci, 1981). Après avoir exhumé un scandale passé, prof amoureuse trépassée, la fifille pas si angélique à son papounet affairé, à Rome ou...

La Dérobade

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  Un métrage, une image : Night Journey (1977) « Mademoiselle Lee » s’ennuie. Elle bosse dans une banque, un collègue la baise, tard le soir, liaison à la maison, à sa convenance et selon les convenances. L’éjaculateur précoce empeste l’alcool et trouve le mariage emmerdant, il le lui dit de but en blanc. À Séoul sans foule, elle réside esseulée, au sein d’une résidence désertée. Autrefois, au pays de l’enfance, de l’adolescence, à proximité de la plage, un professeur la dépucela, puis au Vietnam trépassa, elle fila fissa, elle visite sa tombe parfois, au cimetière militaire visible depuis sa vitre, dont le garde casqué fait semblant ne pas l’observer, à la descente du bus, ses bas en souriant arranger. Elle erre au creux des rues nocturnes, elle croise un autre employé de l’usine à billets, immédiat marié déjà dégrisé par la non-virginité de sa miroitée moitié. En congé presque imposé, elle régresse en gamine, elle revoit sa mère, sa sœur, elle se souvient à vél...

Mise à mort du cerf sacré

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  Un métrage, une image : Taureau (1973) Ce mélodrame rural, familial et sentimental, s’apprécie assez, en portrait à charge de la Beauce québécoise, idem en modification, sinon en didactique démonstration, du fameux motif du bouc émissaire. À chacun son bestiaire, aujourd’hui, hier, et l’ opus de Clément Perron donne donc à voir un type très costaud, un peu dingo, dénommé Taureau. Sa mère et sa sœur se prostituent, la première lui laisse espionner, sans malice, à travers d’un plancher l’interstice, sa poitrine topless , sa sombre culotte transparente, sorte de strip-tease inversé, rhabillé, plutôt malheureux qu’incestueux, la seconde presque se fait violer, par plusieurs mecs cachés au milieu d’un chantier, elle devra son salut au « niaiseux » moqué, par elle en vitesse sur la joue embrassé. Taureau, quant à lui, vénère son papounet décédé, soldat d’autrefois, capable de parler anglais, cependant à l’image de son descendant, à savoir alcoolisé. Tout autour, au...

La Doctoresse

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  Un métrage, une image : Satanik (1968) Après un incipit esthétique, travelling panoramique et latéral arrière à la grue, ouverture de solitude nocturne, humide, bleutée, en taxi, presque à la Suspiria (Argento, 1977), cette vraie-fausse resucée du Danger : Diabolik ! (Bava, 1968) contemporain, cool cagoule et flouze itou, vire vite vers une relecture de L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde , d’ailleurs déjà adoubé par la BD homonyme adaptée. Plutôt plaisant à défaut d’affolant, le film de Piero Vivarelli affiche deux lignes de force, du physique, du fric. Miss Bannister, âgée, défigurée, dégomme illico son collègue de labo, professeur moralisateur, scientifique sans malice, à sermon concon, au sujet des vices de l’hubris. L’élixir de jouvence par ses soins concoctés aussitôt avalé, la voici en effet rajeunie, embellie, sans merci aussi, en écho au canidé cobaye, rendu plus vif et plus agressif. Hélas la jeunesse, surtout de sérum, ne saurait être...

La mariée était en noir

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  Un métrage, une image : Noces sanglantes (1980) Les pénibles spécialistes, a fortiori féministes, affirment le « genre » du slasher misogyne et conservateur : des femmes s’y font en effet massacrer, de préférence en train de troquer leur virginité, à l’écart du certificat municipal ou du serment sacré. He Knows You’re Alone leur donne tort encore et renverse la perspective, puisque l’assassin en série se soucie cette fois-ci, en raison d’une déraisonnable jalousie, d’occire celles qui se marier désirent. Pas de puritanisme, donc, pas même par procuration, ni de sexisme à l’horizon, car Carlton envers ses homologues ne se montre économe. Commencé en mode méta, par conséquent au cinéma, mise en abyme d’imagerie guère magnanime, en rime au speech réflexif, à proximité d’un train hanté de fête foraine proféré, par un débutant dénommé Tom Hanks, résumons, inoffensivité satisfaisante du frisson, assimilé à un trip , chic, le film assez soigné, assez réussi, ...

Naissance des pieuvres

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  Un métrage, une image : Une vraie jeune fille (1975) « Je n’aime pas les gens, ils m’oppressent », « Je me déshabillai, hideusement », « Je ne peux pas admettre la proximité de mon visage et de mon vagin », « Mon sexe laissait sur la pierre une boue gluante », « Je m’enculai avec la bouteille contenant la vinaigrette pour bronzer », « Je regardai son vit, agonisant comme un poisson mort » : la comédie noire de Catherine Breillat ferait presque passer À nos amours (1983) de Maurice Pialat pour une sitcom à la gomme et les douceurs polissonnes de David Hamilton, à présent pourries, merci Flavie, pour d’insupportables tromperies. La co-scénariste de Bilitis (Hamilton, 1977), de Police (Pialat, 1985), de Zanzibar (Pascal, 1988), signe ainsi un premier essai remarquable et quasi remarqué, puisque invisible de longues années, en raison d’une faillite, des situations explicites. Certes, voici déjà le dispensable d...