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Chère Martha : Les Yeux plus gros que le ventre

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Sandra Nettelbeck. Débutons par l’addition : un régal cordial, pour les fanas de Martina, dont moi, mais pas une seule seconde de cinéma, dans cet insipide plat. Presque présente à chaque plan, du tout premier, en plongée, au tout dernier, amusée, Martina Gedeck entraîne de manière jamais suspecte, anime un téléfilm fadasse, co-production en partie transalpine, ponctuée de clichés à la louche, culinaires et identitaires. Elle incarne une cuisinière sur les nerfs, une control freak , la bande-annonce dixit , à la maternité malaisée, pas de liesse de la part de sa nièce, fissa orpheline (puis fugueuse). Enfin, pas tout à fait, son géniteur-camionneur au grand cœur, guère au courant de sa naissance, depuis longtemps séparé de la sœur décédée, prénommé Giuseppe, finit par se manifester, par la ramener à sa maison aux touristiques airs toscans. Auparavant, le « deuxième chef de la ville » doit partage...

Punisher : Yakusa

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D’entre les morts, tuer encore, avant, dire au revoir aux enfants… Distribué par notre modernité de victimes identitaires, very vénères, Punisher (Mark Goldblatt, 1989) plairait peut-être aux Blacks ( Lives Matter , brother ), aux féministes (moi aussi, ma chérie), car il affiche, en quasi figurants, nonobstant, un officier (de police) noir puis une femme flic (blonde), mais moins aux membres de la « communauté asiatique », déjà fort irritée par L’Année du dragon (Michael Cimino, 1985), allons bon. De ce métrage d’un autre âge, disons celui d’avant la numérisation des imageries, pas seulement celle d’action, le manichéisme confine-t-il au racisme ? Et son féminisme de surface affirme-t-il en filigrane une misogynie (pas si) jolie, les femmes fortes in fine à trucider en tandem de « féminicides », la première la nuque brisée, la seconde par un couteau lancé illico trépanée, sayonara, salopes ? N’allons pas jusque-là, soulignons que la Japon...

Le Secret du lac : La Prophétie des grenouilles

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Nostalgie rassie ? Découverte guillerette… « Les Noirs sont tellement bizarres » (« Blacks got a lot of funny ways » en VO) : la réplique ne ravira les manifestants de maintenant, mais Le Secret du lac (Brian Trenchard-Smith, 1986) présente avec respect, sinon fraternité, ses « indigènes » d’Aborigènes, n’en déplaise à la critique inique, politiquement correcte, par conséquent abjecte, du bien-pensant The Guardian , osant gloser sur son « casual racism », mince, qu’elle diligente un dictionnaire, qu’elle ôte ses œillères. Écrit et co-produit par le valeureux Everett De Roche, scénariste inspiré de Long Weekend (Colin Eggleston, 1978 + Jamie Blanks, 2008), Harlequin (Simon Wincer, 1980), Razorback (Russell Mulcahy, 1984), Link (Richard Franklin, 1986) ou Visitors (Richard Franklin, 2003), voici un récit d’adolescence, de croyance, de masculinité, de maturité. Film faussement zoologique et film effrontément euphorique, Le ...

Rien ne va plus : Une partie de plaisir

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Claude Chabrol. L’autre jour j’ai vu quelqu’un qui te ressemble Et la rue était comme une photo qui tremble Si c’est toi qui passes le jour où je me promène Si c’est vraiment toi je vois déjà la scène Moi je te regarde Et tu me regardes Michel Jonasz, Je voulais te dire que je t’attends D’une comédienne chabrolienne à la suivante : fi de Stéphane, bienvenue à Isabelle. On disait jadis « Garbo rit », on écrit aujourd’hui « Huppert sourit ». Toutefois, Rien ne va plus (Claude Chabrol, 1997) ne rappelle pas Ninotchka (Ernst Lubitsch, 1939), il affiche en filigrane un autre métrage tragi-comique, cosmopolite, de paternité tourmentée, par procuration ou non, dans lequel recroiser la dear Mademoiselle Audran : Mortelle randonnée (Claude Miller, 1983), bien sûr. Une quinzaine d’années après, l’impeccable Michel Serrault ne suit plus Isabelle Adjani, mystérieuse tueu...

Le Festin de Babette : Poulet au vinaigre

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Gabriel Axel. I will not go Prefer a Feast of Friends To the Giant Family Jim Morrison, An American Prayer Évidemment à des années-lumière du Danish master Dreyer, même quand il réutilise plusieurs membres de ses bandes, réunis en impeccable casting choral, caméo concon, en costume, de la bergmanienne Bibi Andersson inclus, voici donc un (télé)film au filigrane féministe, petit portrait attendri et amusé d’une communauté austère, autarcique, pourtant un peu perturbée par une triple altérité, militaire, opératique, gastronomique. Conte œcuménique, à la pensée sereine, adapté par le réalisateur mineur, d’après la locale Karen Blixen, découpé en trois actes équilibrés, passant du présent au passé, puis l’inverse, Le Festin de Babette (Gabriel Axel, 1987) fit recette, plut en Europe, rassura aux USA, s’y vit remettre une statuette suspecte. Ainsi, les ami(e)s, il suffirait de s’attabler, de très bie...

La Foire des ténèbres : Carnival of Souls

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Manège sacrilège, marasme de marketing … Le Diable se dénomme (aussi) Disney, si vous en doutez (encore), découvrez le documentaire mortifère d’Arnaud des Pallières, intitulé Disneyland, mon vieux pays natal (2001). S’il convient d’éviter de retracer sa genèse agitée, désormais bien documentée, il s’agit ici de souligner, d’affirmer que La Foire de ténèbres (Jack Clayton, 1983) miroite son argument, que Bradbury & Clayton ressemblent aux deux (transparents) enfants, qu’ils rencontrèrent et affrontèrent leur propre Mr. Dark (patraque), en la personne démultipliée des executives du studio de Mickey. VRP du parc, ami de Walt, Ray se fit recadrer sur l’écran, tandis que Clayton, lui-même infidèle, because recours à un co-scénariste à la rescousse, en catimini, méfions-nous de nos amis, remercions nos ennemis, se faisait filouter du fameux final cut , tradition locale de pragmatisme plutôt que de sadisme, stratégie de révision sans autorisation, en partie expliquée par le...

Burnt Offerings : L’Été meurtrier

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Arnaque de vacances, botanique d’existence…   Un Shining (Stanley Kubrick, 1980) estival ? Un La Maison du diable (Robert Wise, 1963) en mode familial ? Sans doute et davantage. Deux années après la réussite à la TV de Dracula et ses femmes vampires (1974), Dan Curtis se délocalise du côté d’Oakland, Californie friquée, s’installe à Dunsmuir House, imposante propriété sous peu investie pour le tournage de Phantasm (Don Coscarelli, 1979), encore un conte à croque-mort. Sur la base d’un scénario co-écrit en compagnie du romancier William F. Nolan, aussi scénariste de L’Âge de cristal (Michael Anderson, 1976), il adapte un bouquin de Robert Marasco et dirige un casting de haut niveau, composé par Karen Black & Bette Davis, Oliver Reed & Lee H. Montgomery, les caméos d’Eileen Heckart & Burgess Meredith, n’oublions pas Anthony James en « chauffeur » à faire peur, surtout les orphelins point sereins. Itou producteur, Curtis s’associe au diso...