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Olivia : Le Vice et la Vertu

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Jacqueline Audry. Si le reste ressemble à ceci, il convient de vite (re)découvrir la filmographie de Jacqueline Audry. Disons-le d’emblée, puis passons à plus intéressant : la principale intéressée, jadis puissante, ensuite renversée, pas uniquement via la Nouvelle Vague, destin de réalisatrice doublant « l’absence » de la directrice, la vie imite l’art, vous allez finir par le savoir, se voit désormais adoubée par le lobby LGBT, fissa transformée en figure pure mais obscure du fatigant féminisme. Projetée en festival spécialisé, dénommé « de films de femmes », fichtre, son parcours, supposé exemplaire, repeint par des expertes portées sur les « études genrées », elle mérite mieux, elle n’appartient à personne, elle s’adresse aussi et heureusement aux hommes. N’en déplaise aux déplaisants communautaristes, aux thuriféraires de l’identitaire, à ceux et surtout à celles qui classent, cassent, cadenassent, qui, ...

Faute d’amour : Génial, mes parents divorcent !

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre d’Andreï Zviaguintsev. Faute d’amour (Andreï Zviaguintsev, 2017) débute par un arbre massif, tant pis pour celui, fragile, du Sacrifice (Andreï Tarkovski, 1986). Ensuite, les bénévoles orangés du GRED quadrillent un bâtiment abandonné, à moitié délabré, hantise du passé soviétique, de ses « palais culturels » mortifères, à la Stalker (Tarkovski, 1979). À chacun sa « zone » (de dépression, d’inconfort), camarade capitaliste, alors voici celle d’un couple de propriétaires en train de se séparer, de s’insulter, de se cracher, (dés)accordés, Nous ne vieillirons pas ensemble (Maurice Pialat, 1972). On n’en doute pas une seconde, cependant un doute subsiste, quant à l’identité véritable du cadavre macabre, (dé)négation en duo, la demande d’ADN sort de (la) scène : Aliocha ou pas ? Pendant l’épilogue, des peintres s’activent et sifflotent dans l’appartement nu, (re)vu, vendu, un travellin...

Le Coup de l’escalier : Frissons de Frenzy

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Marche ultime, démunie d’hémoglobine… Restons donc en terre-à-terre Angleterre, selon cette démonstration de suggestion. Après Le Rideau déchiré (1966), son assassinat impossible, étiré dans la durée, la trivialité, sinon l’hilarité, puisque tuer, en vérité, prend du temps, s’affirme difficile, a priori pour Paul Newman, voici l’invisible, la férocité en filigrane de Frenzy (1972). Rentré chez lui, au pays, au quartier, Alfred Hitchcock y supprime en douceur la dear Anna Massey, jadis au générique du Voyeur (Michael Powell, 1960) et Bunny Lake a disparu (Otto Preminger, 1965), longtemps ensuite de The Machinist (Brad Anderson, 2004) et Crimes à Oxford (Álex de la Iglesia, 2008). Doté d’une diabolique blondeur, Barry Foster ( La Bataille du Rio de la Plata , Powell & Pressburger, 1956 ; La Fille de Ryan , David Lean, 1970) incarne avec une menaçante onctuosité un serial killer doublé d’un violeur, porté sur les cravates, parfois les patates. Le DP anglais Gil...

London After Midnight : Remarques sur Le Loup-garou de Londres

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Le « cri du cœur » de Rick Baker… Le cinéma sympathique et anecdotique de John Landis trouve ici une sorte de sommet. Son film préféré retravaille en partie Le Chien des Baskerville (Terence Fisher, 1959), adresse un clin d’œil salace au Voyeur (Michael Powell, 1960) et se conclut comme King Kong (Merian C. Cooper & Ernest B. Schoedsack, 1933). Outre résonner avec d’autres opus consacrés de loin ou de près à la « lupinité », par exemple Wolfen (Michael Wadleigh, 1981), Hurlements (Joe Dante, 1981) ou La Compagnie des loups (Neil Jordan, 1984), Le Loup-garou de Londres (1981) se souvient des werewolves nazis avant le Lars von Trier de Europa (1991) et préfigure à la fois La Féline (Paul Schrader, 1982) et Simetierre (Mary Lambert, 1989). Une trentaine d’années après, Landis retournera en Angleterre, à l’occasion de Cadavres à la pelle (2010), encore une relecture des mésaventures du sinistre tandem Burke & Hare, disons dans le sillage d...

Remorques : L’Honneur d’un capitaine

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La Bretagne vous gagne, la traversée vous sied… À Brieuc Le Meur, homonyme amical Est-ce que désormais tu me détestes D’avoir pu un jour quitter Brest La rade le port ce qu’il en reste Le vent dans l’avenue Jean Jaurès Je sais bien qu’on y était presque On avait fini notre jeunesse On aurait pu en dévorer les restes Même au beau milieu d’une averse Nolwenn Leroy & Christophe Miossec Évitons vite de revenir sur une genèse agitée, puisque les estimables spécialistes Jean-Pierre Berthomé & Raymond Chirat s’en chargent à notre place, de façon reflétée, sinon exhaustive. Préférons plutôt préciser pourquoi Remorques (Jean Grémillon, 1941) demeure aujourd’hui, presque quatre-vingts ans après sa sortie, si beau, si vivant, si bouleversant. Tel L’Atalante (Jean Vigo, 1934), autre mélodrame maritime, Jean Dasté partagé, il commence par une mariée immaculée, non plus sur mer mais à terre, noce nocturne flanquée d’un phare, repas programmatique de d...

La Maison des bois : Famille d’accueil

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Les enfants, les parents, les combattants et les survivants… Sans être un ratage, on pouvait envisager davantage ; certes, face à la fadasse série servant de sous-titre à cet article, La Maison des bois (Maurice Pialat, 1971) demeure un lieu accueillant, intéressant, stimulant, mais le feuilleton de l’O.R.T.F. fait toutefois un peu pâle figure face aux déflagrations passées et futures, celles de L’amour existe (1960), L’Enfance nue (1968), Nous ne vieillirons pas ensemble (1972), La Gueule ouverte (1974), À nos amours (1983), Sous le soleil de Satan (1987) et Van Gogh (1991), ouvrages avec lesquels il entretient des liens évidents, de correspondances à distance. Au ciné, le scénariste René Wheeler co-signa les scripts de Jour de fête (Jacques Tati, 1949), Fanfan la Tulipe (Christian-Jaque, 1952) ou L’Amour d’une femme (Jean Grémillon, 1953), ce doublé d’ailleurs en compagnie de René Fallet. Ici, à la TV, avant un épisode d’ Arsène Lupin selon Georges Descrièr...

C’est pas toujours du caviar : Quelque part en Europe

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Géza von Radványi. On se souvient ou non que le scénariste Henri Jeanson accusa Clouzot d’avoir « fait Kafka dans sa culotte », bon mot scato à faire défaillir Truffaut and Co. , guère fanatiques de ses répliques. Voici par conséquent sa réponse au sérieux et dispensable Les Espions (1957), sous la forme d’un distrayant divertissement franco-allemand. Filmé de manière très soignée, appréciez la direction artistique de Herta Hareiter, la direction de la photographie de Friedl Behn-Grund & Göran Strindberg, produit par l’incontournable Artur Brauner, financier de Fritz Lang ( Le Tigre du Bengale + Le Tombeau hindou , 1959), de Dario Argento ( L’Oiseau au plumage de cristal , 1970) ou de Jess Franco ( Vampyros Lesbos + Crimes dans l’extase , 1971), tiré du roman d’un ancien chimiste, d’où, sans doute, le souple personnage suisse homonyme, C’est pas toujours du caviar  comporte un casting chor...