Blink : The Eye
Voir avec le cœur, Antoine idoine, échapper au tueur déformé, récupérer son canidé. Qui se souvient de Madeleine Stowe ? Il suffit d’un battement de cils pour disparaître de la vue des cinéphiles, pour s’évanouir loin d’un art amnésique, pour se consacrer à la maternité avant de reparaître longtemps après à la TV. Madeleine, tant pis pour Judy prise de vertiges selon Hitch, connut son acmé d’actrice durant les années 90, et je me la remémore surtout pour son rôle dans L’Armée des douze singes de Gilliam, parmi une filmographie qui lui fit croiser Badham, Tony Scott, Nicholson, Kaplan, Michael Mann, Altman, parcours estimable, sinon supérieur à beaucoup de consœurs. Trop forte, trop fière, trop intelligente et dilettante pour Hollywood ? Sans doute. Quelque chose de Linda Fiorentino ou Faamke Janssen se retrouve en elle, irrigue-innerve en partie son personnage d’aveugle vite guérie, femme indépendante, amante autonome usant des hommes, confesse-t-elle en matan...