La Planète des vampires : Le Cauchemar de Darwin
Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Mario Bava. Richesse de l’arte povera au cinéma : avec une maquette en plastique, un lexique ésotérique, des murs de faux métal, des costumes de motards, du brouillard, des éclairages verts, rouges, violets, des rochers en carton-pâte, des maquillages de barbaque, Bava réussit son space opera aux allures de cimetière sous acide. La Planète des vampires ( Terrore nello spazio affirme l’intitulé original, moins précis, plus pascalien), surtout dans sa version restaurée, supervisée par le fiston Lamberto, présentée par un certain Nicolas Winding Refn, s’avère un survival sidéral assez sidérant, une guerre des espèces placée sous le signe du darwinisme, de la sélection naturelle interplanétaire. Pas de « monstres » ici, comme le dit l’indigène invisible, à peine matérialisé par des boules lumineuses, feux follets aussi colorés que les bulbes-moteurs des vaisseaux échoués, rien qu’un peuple en t...