Les Chemins de la liberté : Horizons perdus
Suite à sa diffusion par ARTE, retour sur le titre de Peter Weir. On se contrefout , à vrai dire, de savoir s’il s’agit ou non d’une « histoire vraie » (cf. le canular littéraire Survivre avec les loups , situé dans le même contexte), gage d’authenticité à peu de frais au frontispice des téléfilms d’après-midi, et Weir lui-même, sans remettre en cause la réalité du récit de Sławomir Rawicz, classe son film dans les œuvres de fiction, davantage en quête de vérité que de véracité , comme tout artiste par définition, ce qui n’exclut pas, cependant, l’apport possible du documentaire, ni l’enracinement « ontologique » (Bazin) du cinéma dans le réel. Hommage sans emphase à des combattants sans armes et presque sans avenir, à l’idée de résistance dans l ’acception la plus physique du terme, longue marche de morts-vivants prisonniers de leurs passés respectifs, libres et solitaires dans l’immensité souvent hostile ou indifférente du monde, à redouter bien...