L’Ange du mal : Miracle à Milan

Sous-titre ironique pour un ratage quasi intégral… Il fallut par conséquent – tu l’achètes en solde, tu le visionnes en DVD, stronzo français – subir jusqu’au bout (admirez notre conscience cinéphile, à défaut de notre exécrable morale citoyenne) de ses cent six interminables minutes (auxquelles rajouter la demi-heure des suppléments superfétatoires, supplice moins longuet, toutefois, que le contemporain pensum en deux parties sur le transformiste Jacques Mesrine commis par Jean-François Richet) ce téléfilm de luxe (champs-contrechamps scolaires, shaky cam à la Ridley Scott durant les braquages) baigné dans un bleu paresseux (ça fait riche et sérieux, ça affiche la couleur supposée du polar) et un glamour (les costards de marque, la came à s’injecter les yeux révulsés, les gonzesses à démailloter dans la piscine de parvenu, le fric comme un abus de friandises propice à de piètres rêves de réinvention existentielle et brésilienne, les truands entre eux, toujours un peu h...