Arrêt d’autobus

Un métrage, une image : Un drôle de dimanche (1958) Bien moins doué que le second Allégret, Marc trame un mélodrame terminé en comédie, merci à la maladresse masculine doublement humide. Ex -capitaine que cocufie son ancien sous-lieutenant, tiens, Hanin, Bourvil incarne un vétéran blessé dans sa virilité, en souffrance de la fuite de sa pharmacienne de femme, qu’il rencontre encore à côté d’une traction, qu’il va essayer d’épater au volant de l’empruntée Chevrolet de son patron, colonel au civil, manager magnanime. Peut-on démoraliser un homme, un mec démobilisé, au propre, au figuré, de surcroît collectionneur de gramophones de malheur, à cause d’un manteau ? « Garce » pas si dégueulasse, au cœur reconquis presque de guerre lasse, Danielle Darrieux déclare oui illico , affirme le soi-disant deuxième sexe « fragile », « vulnérable », éprouve le besoin un brin mesquin d’être en beauté, « rassurée », par ici la monnaie. Le « publiciste » dépressif croise au creux de l...