Venise en Italie

Exils # 98 (26/03/2025) Moins émouvant que L’Anti-gang (Reynolds, 1981), moins réussi aussi, Banco (Richards, 1986) possède cependant quelques éléments intéressants. L’ouverture divisée, en montage alterné, affiche deux motifs et deux formes de violence : celle « faite aux femmes », dénomination de discrimination et de victimisation désormais à la mode, celle entre hommes, emmerdeur de dame costaud – et joueur de billard, la queue, les boules, Freud roucoule – contre « crevette » dégarnie [1] le mettant au tapis. Si la première impressionne, rappelle illico les marches au tombeau de Blue Velvet (Lynch, 1986) et Twin Peaks: Fire Walk with Me (Lynch, 1992), la seconde s’avère vite autant truquée qu’un match de catch. Les situations en opposition carburent donc à la lutte de pouvoir, voire de territoire, matérialisent une masculinité enténébrée au carré – tout se situe de nuit – à vomir ou à sourire. Tandis que la craintive puis conquise compagne du...