Les Mille et Une Vies de Dorothy
Exils # 250 (04/11/2026) Dans Climax (2020), une BM s’anime à la Christine (1983) ; dans Dorothy (2008), elle finit à la flotte. Cinéaste de la marge, Merlet (re)connaît ses classiques, cite Carnival of Souls (1962), Le Village des damnés (1960), The Wicker Man (1973), triptyque atypique, dont on devine l’influence évidente sur le film, auquel associer un soupçon de L’Exorciste (1973), quelque chose du Cabinet du docteur Caligari (1920) et surtout un doigt de Miracle en Alabama (1962). Définie à juste titre par l’intéressée en « thriller psychologique avec un développement surnaturel », cette ballade irlandaise (co-production française), moins célèbre et à succès que celle de Bourvil, lui permettait de revenir au ciné, longtemps après Le Fils du requin (1993) et Artemisia (1997). La peintre italienne cède sa place à une psychiatre patraque (pléonasme), une mère endeuillée, une étrangère à malmener. Révélée au carré par sa (déjà) double identité de B...