Surveiller et prescrire
Exils # 235 (01/10/2026) Le titre rebaptisé pèche par excès : quarante minutes occupent le « Rocher », simulacre mis à sac, cependant les cent précédentes valent d’être redécouvertes. Si Les Oiseaux (Hitchcock, 1963) relève du surnaturel, décrit de manière métonymique la fin du monde humain, Le Prisonnier d’Alcatraz (Frankenheimer, 1962) chronique de manière empathique le calendrier cadenassé d’une humanité retrouvée. Cinq ans avant la solitude asiatique de Delon & Melville ( Le Samouraï , 1967), voilà déjà un canari (puis plusieurs) et un reclus, un passé disparu, un comportementalisme bienvenu. La colère de Lancaster le fait manquer d’air, casser une vitre, planter un (autre) type. Les transferts entre établissements pénitentiaires constituent les uniques ponctuations d’une arlésienne libération. Construit en boucle bouclée, en bord de quai ensoleillé, le biopic symbolique plus qu’authentique préfère la « réhabilitation » à la rédemption, la r...